"Rare, Forever"

Il n'est pas toujours simple de trouver le bon équilibre entre audaces sonores et expérimentations opaques. Depuis le départ, la musique de Leon Vynehall ...

Il n'est pas toujours simple de trouver le bon équilibre entre audaces sonores et expérimentations opaques. Depuis le départ, la musique de Leon Vynehall fuit comme la peste toute forme de complaisance. Sur son premier album, Nothing Is Still, en 2018, il peignait par exemple d'émouvants paysages ambient, inspirés par le départ de ses grands-parents pour New York dans les années 60. Avec Rare, Forever, il se passe cette fois de trame narrative. Mais cela ne l'a pas empêché de construire une dynamique imparable. Admirablement charpenté, Rare, Forever peut ainsi se permettre d'alterner rêverie techno-jazz ( Alichea Vella Amor), distorsions angoissantes ( Farewell! Magnus Gabbro) et escapade techno-house plus carrée ( Dumbo). Épatant.