Exposition collective, galerie Martine Ehmer, 200, rue Haute, à 1000 Bruxelles. Jusqu'au 16/07.
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Exposition collective, galerie Martine Ehmer, 200, rue Haute, à 1000 Bruxelles. Jusqu'au 16/07. Quand il est question d'art urbain à Bruxelles, on sait que l'on peut faire confiance à la galerie Martine Ehmer qui compte parmi les adresses fiables. Nul opportunisme, pas de tapage: c'est un élan véritable dont il est question ici. On en veut pour preuve le fait que L'Atlas, l'une des signatures les plus intéressantes de la scène actuelle, fasse partie des artistes représentés par la galerie. Avant que le rideau ne soit tiré sur les vacances, la galeriste a programmé un dernier accrochage qui fait place à quatre protagonistes de la scène belge. à tout seigneur, tout honneur, KOOL KOOR a inscrit son nom au générique. On le sait, ce vétéran désormais installé à Bruxelles fait partie des pionniers du graff, lui qui est né en 1976 à la rue... il venait d'avoir treize ans. En se déterritorialisant de la street aux cimaises, le travail de Chuck Koor Hargrove -son nom véritable- ne s'est pas renié mais surtout n'a rien perdu de son énergie. Lames de fond, explosions de couleurs, ondes rythmées... Ses toiles convoquent pinceaux et aérosols à de nouvelles noces urbaines. à ses côtés figure l'Anversois DZIA, dont les immenses fresques murales ont offert une belle revanche au règne animal. Sa marque de fabrique? L'utilisation de figures géométriques conférant un mouvement inédit à ses représentations. Leaving Signs fait également place au travail de NEAN, artiste passé maître dans l'art du portrait aussi à l'aise sur mur que sur toile. Ce qui frappe chez ce dernier, c'est la capacité à aborder une thématique comme celle du temps qui passe au moyen de touches subtiles. Enfin, le dernier protagoniste de l'exposition n'est autre qu'EYES-B. Ce graffeur bruxellois s'est fait un nom à travers une oeuvre qui a fait le choix de l'abstraction. Son moteur? Le son, plus exactement la musique, qui guide ses gestes vers des sortes de "retranscriptions" qui laissent l'oeil comme au bord du gouffre. WWW.MARTINEEHMER.COM MICHEL VERLINDEN