12/05/2017
...

12/05/2017 David Combe: "Les goûts, c'est con. C'est un peu la lutte des classes. Une manière d'exclure l'autre. C'est pour ça qu'on cherche des journalistes plus que des critiques. On ne veut pas entretenir les chapelles. Les mecs sont fans d'un truc et tu n'as pas le droit d'y toucher. Récemment, le sujet troll rap a cartonné parce qu'on a eu le malheur d'évoquer la relation ambiguë d'un de ses fers de lance, Vald, avec Dieudonné."Jean-Marc Barbieux: "On considère qu'il y a une morale à ce qu'on fait. Ce qui n'est pas toujours le cas à la télé. On dit des choses. Ça a un sens. Le fascisme, les idées d'extrême droite, le racisme, n'ont rien à faire dans Tracks. Si certains artistes sont proches de ce genre d'idées, on exige que nos journalistes en parlent. Tu peux pas faire n'importe quoi. Si je veux être un peu critique, je citerai le mag Vice auquel on est souvent comparés. Charlottesville? Ils ont fait leur boulot. Tu vas voir des fachos puis tu parles avec eux. Mais après t'en sors quoi? 20 millions de vues avec quand même pas beaucoup de critique derrière. De lecture du phénomène. Un des trois fondateurs de Vice (le comédien canadien Gavin McInnes, ndlr) est un membre actif de l'alt right (une mouvance d'extrême droite née à la fin des années 2000, ndlr). Puis avec Vice, tu passes sur la même page d'un article sur le roi des skins parisiens à un truc sympa sur un skateur. Tout est mélangé. Cette culture du tout se vaut, celle d'Internet aujourd'hui, me gêne énormément."