"Ma voix a changé depuis que j'ai arrêté la cigarette il y a sept ans, elle est plus grave, elle est descendue d'un demi-ton, et puis j'ai beaucoup moins de crèves qu'avant, explique Arno en son quartier général de L'Archiduc, rue Antoine Dansaert, et c'est bien l'une des choses à laquelle les différents producteurs avec lesquels j'ai travaillé depuis les années 70 n'ont pas touché. Ma voix." Sur le nouvel album studio, Future Vintage ( lire critique page 34), le chant d'Arno est bien là, identifiable par ses teintes rauques, ses grognements glaiseux, cette façon éraillée de raconter le monde, via une potée unique de tendresse, de surréalisme et d'humour bâtard. " Quand les bonbons parlent, le cerveau bande", chante-t-il naturellement sur la seconde plage d'un disque court, 34 minutes, mais vaillant. Célèbre pour sa collaboration longue durée avec PJ Harvey, le producteur anglais John Parish en a conçu une approche organique, ajoutant...