Premier long métrage de fiction du cinéaste namurois Bernard Bellefroid, La régate est un film qui vient d'un lointain très intime. "Je connais bien Alexandre, écrit le réalisateur dans sa note d'intention. J'ai longtemps regardé le monde avec ses yeux. Comme lui, j'ai longtemps vécu dans une violence que l'on dit "domestique", "privée" mais toujours cachée. " Sujet difficile, pour le moins, la maltraitance d'un adolescent trouve devant sa caméra une expression crue mais surtout sensible, à l'abri de raccourcis par trop simplistes. Une question de distance appropriée, transcendant la tentation autobiographique: "Ce n'était que le point de départ, après, je ne suis pas resté refermé sur moi-même, explique-t-il dans un sourire, alors qu'on le retrouve dans les bureaux de son ...