On avait découvert Alix Delaporte à la faveur d'Angèle et Tony, premier long métrage sensible orchestrant un devenir amoureux encore hésitant sous le ciel de Normandie. Il est aussi question de découvertes et d'apprentissages multiples dans Le Dernier coup de marteau (lire la critique page 19), nouvel opus non moins délicat de la cinéaste française. La trame intimiste s'en noue cette fois du côté de Montpellier, autour de Victor, un gamin de treize ans vivant avec sa mère, Nadia, atteinte d'un cancer. Précaire, leur quotidien chancelle lorsque l'ado pousse les portes de l'opéra, à la recherche d'un père qu'il ne connaissait pas, venu diriger la 6e symphonie de Mahler -la "tragique" à laquelle le titre du film renvoie d'ailleurs.
...