À l'instar d'un Pablo Larraín au Chili, le cinéaste guatémaltèque Jayro Bustamante s'emploie dans ses films à envisager l'Histoire de son pays sous un angle profondément...

À l'instar d'un Pablo Larraín au Chili, le cinéaste guatémaltèque Jayro Bustamante s'emploie dans ses films à envisager l'Histoire de son pays sous un angle profondément original. Ainsi dans La Llorona, son troisième long métrage, qui s'ouvre alors que, 30 ans après la guerre civile, le général Enrique Monteverde, comparaît en justice pour sa participation au génocide des Ixils. Condamné en première instance, il est ensuite acquitté, d'étranges phénomènes prolongeant la colère de la foule. Empruntant à la légende latino de la "pleureuse" pour ranimer les fantômes d'un passé récent, Bustamante combine acuité politique et dimension fantastique avec maestria pour signer un drame psychologique d'une stimulante étrangeté. À voir.