The Only Ones sortent au printemps 1978 et au suivant deux disques d'envergure qui tranchent avec la production punk-new wave britannique d'alors. Le premier album éponyme puis Even Serpents Shine torréfient un rock poétisé sur les turpitudes excessives de Peter Perrett & C...

The Only Ones sortent au printemps 1978 et au suivant deux disques d'envergure qui tranchent avec la production punk-new wave britannique d'alors. Le premier album éponyme puis Even Serpents Shine torréfient un rock poétisé sur les turpitudes excessives de Peter Perrett & Co. L'insolente musicalité y paraît aussi indolente, drapée du romantisme contagieux donnant à The Whole of the Law, Another Girl Another Planet ou Curtains for You, un gage d'intemporalité cinglante. Magnétisme dissipé au troisième album, paru en 1980, Baby's Got a Gun, toujours sous la plume de Perrett, le groupe implosant en 1982 pour cause d'insuccès commercial et de drogues. Il faudra seize autres années à Peter pour revenir au disque, effort essentiellement solo baptisé The One pour l'album Woke Up Sticky sorti en 1996. Dans l'indifférence quasi générale, ce qui ne devrait pas être le cas de l'accueil fait à How The West Was Won planifié pour le 30 juin. Les dix chansons sont celles de la renaissance et de la célébration -de vivre intensément la musique en brûlante compagnie-, Peter y étant poussé par ses deux musiciens de fils, dont le guitariste Jamie fait jouir des bacchantes qui n'ont plus rien de droguées. An Epic Story, Troika et C Voyeurger sont parmi les titres qui ramènent, contre toute attente, le sexa loser à la lumière. On parle de dates européennes à l'automne.