A l'été 2008, dans un petit studio du nord de Bruxelles, Ghinzu met en place l'une des dernières sessions de Mirror Mirror. La soirée se traîne, les bières s'échauffent sur les amplis, de longues impros au clavier cherchent à rejoindre le mille-feuilles d'une chanson. Une femme, impassible derrière la console, recueille patiemment la sueur numérique, le temps s'arrête pour cette collectionneuse longue distance d'émotions sonores, productrice dans le civil. " J'avais fait la fin du premier album de Ghinzu, je l'avais également mixé, tout comme le deuxième, que j'avais enregistré et produit. Là, pour le troisième disque ensemble, j'avais succédé à Dimitri Tikovoi avec lequel le groupe s'était un peu trouvé dans une impasse. J'aime la possibilité de mettre plein de micros, de privilégier l'intuitif, d'être dans l'instant, que les morceaux aient beaucoup d'histoires, d'éléments cachés dans la matière. Dans un titre de Ghinzu qui campait un récit cool au bord d'une piscine, on avait rajouté des lignes de morse disant le c...