Novembre 2014. Netflix met les petits plats dans les grands à L.A. en vue de la diffusion prochaine de Better Call Saul, le spin-off d'un Breaking Bad au culte que l'on sait, mort de sa belle mort à l'automne 2013. Au sommet venteux d'un hôtel du West Hollywood plongeant sur Beverly Boulevard, des journaleux des quatre coins du globe se bâfrent de micro-sandwiches au saumon fumé avant de rencontrer la paire de créateurs Vince Gilligan-Peter Gould par grappes industrielles. Et totalement à l'aveugle puisque, hormis un maigre trailer et un vague pitch -Better Call Saul se centrera sur le personnage de Saul Goodman, avocat véreux à la tchatche légendaire et au verbe fleuri, six ans avant qu'il ne fasse la connaissance de Walter White, et alors qu'il s'appelle encore Jimmy McGill-, la production n'a rien laissé filtrer, bétonnant même le mystère à grands coups de signatures d'embargos. Ambiance trendy mais moyennement conviviale, donc, qu'auront toutefois tôt fait de décoincer les deux auteurs-vedettes, modèles d'intelligence et d'affabilité sous les rafales de questions plus ou moins geeks jetées à la volée.
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