"KDIII"

Quand il ne joue pas avec Zita Swoon, Helmut Lotti (si si), The Colorist, The Baboons ou encore à la tête de son propre quartet (l'homme est un jazzman établi), l'éclectique Wim De Busser se fait appeler King Dick et enregistre des disques de pop lo-fi qui feraient passer Anvers pour San Francisco. Troisième King Dick du nom aprè...

Quand il ne joue pas avec Zita Swoon, Helmut Lotti (si si), The Colorist, The Baboons ou encore à la tête de son propre quartet (l'homme est un jazzman établi), l'éclectique Wim De Busser se fait appeler King Dick et enregistre des disques de pop lo-fi qui feraient passer Anvers pour San Francisco. Troisième King Dick du nom après New King Dick et KD Time, KDIII est une exploration droguée, foutraque, psychédélique et délavée de la pop. Entouré sur scène de Yorgos Tsakiridis (The Hickey Underworld, Bed Rugs), Jeroen Stevens (I Love Sara, Gruppo di Pawlowski) et Michele Morgante (Rocket Fire, Maradona), Wim De Busser a écrit, enregistré, produit et mixé les huit titres souvent tirés en longueur mais jamais à mauvais escient de son étrange bébé. Il y a du White Fence/Tim Presley ( Who Knows), du Brian Jonestown Massacre, le soleil de la côte ouest américaine, le ciel gris et bas de l'Angleterre... Money Corp et son côté Spacemen 3 parle de solitude et de fric. Le dandy wharolien et bricolé Bad Things Feel Good se demande pourquoi l'homme prend tant de plaisir à picoler et à se coker. Là où A Life of Sin ralentit le tempo et joue dans la cour ouatée d'un Dirty Beaches pimenté d'effets orientalisants (limite Gonjasufi). Rey Del Sexo, sur lequel semble venir chanter un Baxter Dury assoupi, peut parachever en beauté le travail. Claviériste, danseur, chorégraphe, compositeur, arrangeur, De Busser se réinvente à l'intérieur même de ses chansons. " The world needs to change beginning with me", chante-t-il. Take it easy dude, tu es très bien comme ça...