À l'image de la microchirurgie de TrueVision ou des interventions dorsales d'Augmedics, une foule de start-up médicales plongent dans la réalité augmentée (AR) pour améliorer les performances des praticiens. Les dizaines de millions d'euros d'investissement qu'elles engagent permettraient, par exemple, d'aligner sans faute deux fragments d'os cassés via une règle digitale, en surimpression de ces derniers. Publié le 6 mai dernier dans IEEE Transactions on Biomedical Engineering, un article émet toutefois des réserves sur le miracle de l'AR. Trois chercheurs de l'université de Pise ont en effet observé que les informations ("collées" de la réalité) de l'HoloLens créaient une " rivalité focale" distrayant ses utilisateurs. Demandant aux sujets de relier des points sur une feuille en papier, le test se soldait ainsi par des erreurs maximales de 2,3 mm avec le casque AR de Microsoft, contre 0,9 mm à l'oeil nu.