Cinéaste né à Talence, en Gironde, Cédric Nicolas-Troyan a fait ses classes en tant que superviseur des effets spéciaux, en France d'abord ( Assassin(s) de Mathieu Kassovitz) puis à Hollywood (les deux premiers Pirates des Caraïbes), avant de se lancer dans la réalisation. Cinq ans après un peu convaincant The Huntsman: Winter's War au casti...

Cinéaste né à Talence, en Gironde, Cédric Nicolas-Troyan a fait ses classes en tant que superviseur des effets spéciaux, en France d'abord ( Assassin(s) de Mathieu Kassovitz) puis à Hollywood (les deux premiers Pirates des Caraïbes), avant de se lancer dans la réalisation. Cinq ans après un peu convaincant The Huntsman: Winter's War au casting pourtant royal, il signe pour Netflix ce thriller d'action particulièrement musclé se déroulant au Japon. Pur divertissement de genre, le film se focalise sur une femme solitaire, Kate, machine à tuer surentraînée et supposément infaillible qui accepte un dernier contrat avant de se ranger définitivement. Moment qu'elle choisit évidemment pour rater sa cible et découvrir qu'elle a été empoisonnée: il lui reste 24 heures à vivre. Diminuée, condamnée à une mort lente et inexorable, elle se met en tête de poursuivre ses assassins le temps d'un ultime feu d'artifice vengeur pour lequel elle se retrouve flanquée de la fille de l'une de ses anciennes victimes... Résolu, semble-t-il, à se faire avant tout plaisir, Cédric Nicolas-Troyan enquille d'abord sans forcer les scènes d'action et de violence graphique à l'exécution maîtrisée. Il peut compter, dans cette entreprise, sur le savoir-faire de Mary Elizabeth Winstead (la série Fargo), particulièrement convaincante en héroïne badass, à laquelle elle offre une certaine épaisseur, voire carrément parfois une réelle profondeur. Mais, peu à peu, Kate s'égare en bavardages vides et inutiles, péchant par excès de solennité dans les moments les plus émotionnels.