Pas de doute, le mois de mars écoulé a fait de Paris la capitale mondiale du dessin. Pas moins de trois foires -le Salon du dessin, Drawing Now et DDessin- ont érigé la capitale hexagonale en épicentre des accros de la mine. Cet impressionnant déploiement a permis d'attirer l'atte...

Pas de doute, le mois de mars écoulé a fait de Paris la capitale mondiale du dessin. Pas moins de trois foires -le Salon du dessin, Drawing Now et DDessin- ont érigé la capitale hexagonale en épicentre des accros de la mine. Cet impressionnant déploiement a permis d'attirer l'attention sur de nombreux talents jusqu'ici inconnus. On pense tout particulièrement au travail d'un Julien Beneyton. Ses dessins sur papier séduisent car ils ne tournent pas le dos à l'époque. Ainsi de la série Marre de vivre dont le propos consiste en une réécriture de tatouages ornant le corps de modèles rencontrés par hasard. Puissamment cadrés, les dessins sont accompagnés des commentaires des intéressés. On apprend le comment et le pourquoi de ces inscriptions à même la peau. "Marre de vivre... c'est un surnom que des potes m'avaient donné, parce que quand je ne connais pas trop les gens, ben j'ai une tête sans sentiment", peut-on lire. Sur le site de l'intéressé, parmi les travaux estampillés 2009, on découvre beaucoup d'autres exemples du même type. On ne se lasse pas de les faire défiler en ce qu'ils permettent de se glisser au coeur d'autres vies que les nôtres. On ne s'arrête pas en si bon chemin en se promenant au fil de nombreux dessins urbains -Paris, New York mais également Nouakchott- croqués sur le vif entre 2000 et 2016. Un vrai régal qui emmène au coeur du vivant. WWW.JULIENBENEYTON.NET M.V.