Des roulements de tambour s'enchaînent au troisième niveau du showroom de Kanal. Ils font place au son clair d'une scansion évoquant la régularité du métronome. Parfois, ce sont des sonorités timides de petits cloches qui chatouillent l'oreille. Il y a aussi cet accord nu de guitare qui hésite avant de se lancer pour de bon et d'être rejoint par des chants. L'oeil quant à lui est aux prises avec trois écrans géants crevant l'obscurité. Ce que l'on voit semble relever du rêve ou du jeu, ou plutôt du rêve ET du jeu. Une jeune fille -Ericka Beckman herself, qui est alors âgée de 27 ans- imite les pas effectués par deux jambes suspendues à des ficelles, une sorte de "robot", disent les curateurs Ph...