"Je suis une dissidente, j'ai vécu librement, comme un garçon", disait Jeanne Moreau, incarnation idéale de l'héroïne moderne à l'écran, disparue en juillet dernier à 89 ans et quelque 130 films. La C...

"Je suis une dissidente, j'ai vécu librement, comme un garçon", disait Jeanne Moreau, incarnation idéale de l'héroïne moderne à l'écran, disparue en juillet dernier à 89 ans et quelque 130 films. La Cinematek propose d'en redécouvrir les plus significatifs dans un cycle d'une trentaine de titres, courant de Becker (Touchez pas au grisbi) à Ozon (Le Temps qui reste), et reprenant les oeuvres qui ont construit sa légende: Ascenseur pour l'échafaud de Malle, Moderato cantabile de Brook, La Notte d'Antonioni, Jules et Jim de Truffaut, Eva de Losey, Le Procès de Welles, Le Journal d'une femme de chambre de Buñuel, Mademoiselle de Richardson, Querelle de Fassbinder, La Vieille qui marchait dans la mer de Heynemann... Et l'on en passe, composant un parcours d'exception qui valait bien une rétrospective, relevée des deux films que réalisa la plus aventureuse des comédiennes: Lumière, en 1975, et L'Adolescente, quatre ans plus tard.