L'année jazz démarre sur les chapeaux de roue. Et c'est de nouveau du côté de la place Flagey, à Ixelles, que cela se passe. Avec non pas un, mais bien deux festivals, qui vont multiplier les propositions durant tout le mois. À commencer par le Brussels Jazz, toujours arrimé au paquebot de l'ancienne Maison de la Radio. Du 11 au 19 janvier, il ...

L'année jazz démarre sur les chapeaux de roue. Et c'est de nouveau du côté de la place Flagey, à Ixelles, que cela se passe. Avec non pas un, mais bien deux festivals, qui vont multiplier les propositions durant tout le mois. À commencer par le Brussels Jazz, toujours arrimé au paquebot de l'ancienne Maison de la Radio. Du 11 au 19 janvier, il déploiera une affiche qui ne manque pas de tenue. Dans les musts, il y a notamment le concert de Mulatu Astatke, figure incontournable de l'éthio-jazz, dont les gammes africaines seront certainement prolongées par Nathan Daems, artiste en résidence, et son projet Black Flower. Dans le même esprit crossover, impossible de passer à côté des collages sonores de Dijf Sanders, des accents afrofuturistes d'Esinam ou encore de l'hommage de STUFF. au compositeur de musiques de film Howard Shore. À cela on ajoutera encore le pianiste arménien Tigran Hamasyan en version symphonique, la venue de Lisa Simone, et surtout, celle de Chassol, touche-à-tout génial, qui viendra présenter, en première mondiale, son tout nouveau projet Ludi. De l'autre côté de la place Flagey, le théâtre Marni va, lui, accueillir le River Jazz, du 11 au 26 janvier. Avec la Jazz Station et l'Espace Senghor, il est l'un des trois lieux d'atterrissage d'un festival qui réussit également à tirer son épingle du jeu. Avec une expo (les illustrations d'Yves Druart), des conférences, et surtout une programmation, entre jeune et ancienne génération -Eric Legnini en trio, Flat Earth Society, Aka Moon, Antoine Pierre, etc.-, qui a la bonne idée de ne pas oublier les kids (Little Louis, autour de la vie de Louis Armstrong).