James Tissot. Derrière un nom d'artiste surfant sur l'anglomanie de son époque se cache un peintre de Nantes diplômé aux Beaux-Arts de Paris, élevé dans la bourgeoisie provinciale du XIXe siècle et plébiscité par l'é...

James Tissot. Derrière un nom d'artiste surfant sur l'anglomanie de son époque se cache un peintre de Nantes diplômé aux Beaux-Arts de Paris, élevé dans la bourgeoisie provinciale du XIXe siècle et plébiscité par l'élite du Second Empire. Le documentaire de Pascale Bouhénic raconte le maître des étoffes. Ce fils d'un marchand de soie et d'une modiste, cet amoureux des vêtements et des bijoux qui n'avait son pareil pour rendre la sensualité des tissus, des costumes médiévaux aux kimonos japonais. Il raconte aussi l'homme d'argent qui ne veut pas renoncer au portrait. Une source de revenus non négligeable qui lui a permis de mettre un pied dans ce monde aristocratique qu'il rêvait d'approcher en peignant les gens de la haute société. Un peintre qui a saisi le monde pendant 40 ans, juste avant l'envol du cinématographe. De Londres à Brugelette, ce docu assez classique et scolaire est rythmé par les commentaires des quatre commissaires de l'exposition James Tissot, l'ambigu moderne. Elle devait débuter le 24 mars au musée d'Orsay.