Il est parfois bon, entre deux lectures cérébrales, de se reposer le cerveau en faisant, pourquoi pas, une partie de cache-cache avec des araignées ... La littérature de genre (le cinéma et la BD également) a fait ces derniers temps la part belle aux zombies, reléguant nos amies à huit p...

Il est parfois bon, entre deux lectures cérébrales, de se reposer le cerveau en faisant, pourquoi pas, une partie de cache-cache avec des araignées ... La littérature de genre (le cinéma et la BD également) a fait ces derniers temps la part belle aux zombies, reléguant nos amies à huit pattes au placard. Ezekiel Boone les en a sorties, s'imaginant le monde envahi par des milliards de petites araignées assoiffées de sang. Dans un premier volet, Eclosion, il nous comptait l'invasion en plusieurs points du globe, chaque pays réglant (ou pas) le problème à sa façon: bombe atomique pour les Chinois, isolation foireuse de Los Angeles pour les Américains... Dans ce deuxième volet (il y en aura trois), toujours en mode "récit choral", l'infestation continue malgré un certain répit... La force du récit tient moins à la résolution du problème qu'à la propension sadique de l'auteur à faire disparaître des seconds rôles, très bien soignés, sous les mandibules voraces des arachnides. Série B oblige, les personnages récurrents travaillent pour le gouvernement ou la police; les mecs ont les épaules carrées, et les femmes, scientifiques ou cheffes du monde, ont su rester belles et désirables "malgré la quarantaine" (sic!). C'est addictif et ça se laisse lire comme on regarde une série télé un dimanche soir de lendemain de veille.