Sergio Leone n'a peut-être tourné que sept films, il n'en a pas moins laissé une empreinte indélébile sur l'Histoire du cinéma, réinventant le western dans le désert d'Almeria, et ouvrant, ce faisant, une brèche (post)moderne où ils allaient être nombreux à s'engouffrer, de Don Siegel à Quentin Tarantino ; signant par ailleurs avec Il était une fois en Amérique, son testament, un chef-d'oeuvre définitif. Que la Cinémathèque française lui consacre une exposition, après celles dévolues à Almodóvar, Burton, Van Sant, Tati et tant d'autres, tombait dès lors sous le sens, Leone (1929-1989) comptant parmi les plus grands inventeurs de formes de son temps. Ce temps dont il sut comme peu d'autres jouer de la dilatation -l'ouverture de Il étai...