Comment pallier la défection forcée de Kevin Spacey, débarqué par la production pour faits de moeurs, sans que le fantôme de son personnage, l'ignoble Frank Underwood, ne plane sur cette sixième saison? Les p...

Comment pallier la défection forcée de Kevin Spacey, débarqué par la production pour faits de moeurs, sans que le fantôme de son personnage, l'ignoble Frank Underwood, ne plane sur cette sixième saison? Les premiers pas de son épouse Claire (Robin Wright) en tant que présidente sont lestés de son absence. Celle-ci est d'autant plus encombrante que la tension de la série reposait en grande partie sur les ficelles, calculs, manipulations, coups tordus et mensonges pervers dont usait le couple, et Frank en particulier pour accéder à la fonction suprême. Un fois chose faite, le jeu a commencé à perdre un peu de son intérêt pour le couple Underwood. Mais alors que cette sixième saison aurait pu relancer une histoire conçue autour de l'exercice du pouvoir par une femme, les thématiques, les enjeux et les personnages sont enchaînés au spectre de Frank et n'arrivent pas à combler le vide autrement que par des éléments qui lui sont indéfectiblement liés.