" Mais à quel moment de l'évolution de l'humanité, tout est-il parti en couille?", se demande Ralf König, l'anthropologue des relations homosexuelles contemporaines. D'après lui, c'est au moment où Erec, le bel Homo Erectus, s'est mis en tête de se redresser sur ses pattes arrières. Pro...

" Mais à quel moment de l'évolution de l'humanité, tout est-il parti en couille?", se demande Ralf König, l'anthropologue des relations homosexuelles contemporaines. D'après lui, c'est au moment où Erec, le bel Homo Erectus, s'est mis en tête de se redresser sur ses pattes arrières. Profitant du fait que le vieux mâle alpha ne pouvait plus bander, il a pris le pouvoir, poussant les hommes de la tranquille tribu d'Homo Habilis dans le futur: les mecs, pour chasser, doivent être debout, les filles quant à elles peuvent rester à quatre pattes pour la cueillette. Pour lui, c'est la fête: il va enfin pouvoir se taper les femelles. Mais pour Flop, son amoureux transi, c'est le désespoir, il ne pourra plus lui toucher les parties. König nous rejoue ce moment clef de l'évolution sous forme d'une pièce jouée suivant les règles du théâtre classique: unité de temps, d'espace et de lieu. En un jour, nos ancêtres se redressent, perdent leurs poils et se mettent à manger de la viande. Et les femelles mises à l'écart vont elles aussi faire leur révolution. Ralf König mêle ici les fantasmes gay, la libération sexuelle et l'émancipation féminine à la théorie de l'évolution. Et c'est très drôle. Il ne dévie pas d'un poil de la route qu'il trace depuis longtemps. Qu'il habite Cologne en 2021 ou un arbre du pléistocène, l'Homo Königus aspire à pouvoir humer tranquillement un poitrail velu.