Trois nouvelles séries inaugurées la même soirée, pour un repas de fêtes visuelles. Aux côtés de Sally4Ever et de The Little Drummer Girl ( lire ci-contre), Hippocrate rompt avec la fiction hospitalière qui, traditionnellement, baigne ...

Trois nouvelles séries inaugurées la même soirée, pour un repas de fêtes visuelles. Aux côtés de Sally4Ever et de The Little Drummer Girl ( lire ci-contre), Hippocrate rompt avec la fiction hospitalière qui, traditionnellement, baigne dans un bouillon de formol, de bons sentiments et de transgressions touche-pipi. Au départ, Thomas Lilti voulait en faire un film, il a bien fait de le déployer en minisérie de six épisodes: il fallait prendre son temps pour exhiber et exprimer tout ce que l'hôpital, et pas qu'en France, génère de souffrances alors qu'il devrait en organiser la guérison ou du moins l'allègement. L'épuisement du personnel, les patients bétaillés, les budgets rabotés. Deux jeunes internes, Alyson et Hugo (Alice Belaïdi et Zacharie Chasseriaud), rejoignent Chloé (Louise Bourgoin, tirée comme une tenture) et Arben (Karim Leklou) dans une service mis en quarantaine en raison d'un risque de contagion et découvrent à quel point l'hôpital et son délire de rentabilité pressent les vivants au lieu de les réparer. À voir d'urgence.