"Mogic"

Au départ, le projet Hen Ogledd réunit le guitariste (freak)folk Richard Dawson et le harpiste Rhodri Davies. Le nom même vient du gallois et signifie "le Vieux Nord". Même si c'est à... l'Ouest que les musiciens se retrouvent le plus souvent perchés. Jusqu'ici, chaque sortie du binôme fut en effet marquée par un sens de ...

Au départ, le projet Hen Ogledd réunit le guitariste (freak)folk Richard Dawson et le harpiste Rhodri Davies. Le nom même vient du gallois et signifie "le Vieux Nord". Même si c'est à... l'Ouest que les musiciens se retrouvent le plus souvent perchés. Jusqu'ici, chaque sortie du binôme fut en effet marquée par un sens de l'aventure sonore prononcé -leur deuxième album, intitulé Bronze, était constitué de musiques enregistrées lors de leur deuxième concert ensemble, le premier que le groupe donnait avec Dawn Bothwell, recrue fraîchement embarquée... Avec le nouveau Mogic, le trio devient aujourd'hui quartet, rejoint par Sally Pilkington. Surtout, il fait mine d'arrondir les angles, en proposant son album le plus accessible. Il faut évidemment relativiser. Les morceaux de Mogic restent de drôles de créatures -comment pourrait-il en être autrement pour un disque qui annonce vouloir aborder des sujets aussi divers que les sorcières, les nanotechnologies, l'Histoire pré-médiévale et les chutes d'eau?... Cette fois, cependant, Hen Ogledd ne plonge pas systématiquement ses chansons dans des bains bruitistes. Un morceau comme Sky Burial, par exemple, est une ballade presque pastorale, prise en charge par Sally Pilkington, à peine troublée par les passages au vocoder. Sur Tiny Witch Hunter, la voix a beau avoir avalé un ballon d'hélium, la mélodie file étrangement droit. Plus loin, un titre comme Transport & Travel reste inquiétant, et Welcome to Hell porte bien son nom. Mais pour qui est prêt à lâcher prise, Mogic se révèle être une expédition aussi chahutée qu'accueillante.