À n'en pas douter, Gris multiplie les moments de grâce oniriques. Bercé par des violons et des claviers mélancoliques, son gameplay s'emmêle malheureusement les pinceaux. Ses sauts sur des plate...

À n'en pas douter, Gris multiplie les moments de grâce oniriques. Bercé par des violons et des claviers mélancoliques, son gameplay s'emmêle malheureusement les pinceaux. Ses sauts sur des plateformes évanescentes, quêtes d'orbes cachés (pour passer au niveau suivant) et autres mouvements à débloquer (au fil de niveaux) ne suscitent guère l'intérêt. Que l'on se transforme en bloc pour ne pas se faire emporter par des bourrasques ou que l'on se propulse plus haut dans les airs en touchant un nuage de papillons rouges, l'ennui se dresse comme le principal ennemi du jeu. Le constat est d'autant plus regrettable que de vraies bonnes idées pointent: dédoublement de l'héroïne, effets de miroirs et autre gravité inversée n'y sont qu'effleurés. Si bien que la balade, traversée de passages à la difficulté surnaturelle, prend souvent des airs de marche forcée.