ÉDITÉ PAR ACTIVISION ET DÉVELOPPÉ PAR EUROCOM, ÂGE 16+, DISPONIBLE SUR NINTENDO WII (VERSION TESTÉE) ET NINTENDO DS.
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ÉDITÉ PAR ACTIVISION ET DÉVELOPPÉ PAR EUROCOM, ÂGE 16+, DISPONIBLE SUR NINTENDO WII (VERSION TESTÉE) ET NINTENDO DS. Bien avant le premier Halo: Combat Evolved, Goldeneye 007 sur Nintendo 64 avait prouvé que les First Person Shooters (FPS) n'étaient plus l'apanage des PC. Ce premier FPS des Britanniques de Rare avait illuminé 1997 par des missions en costume 3 pièces aux ressorts haletants. Sans oublier un multi-joueur savoureux, à 4 en écran splitté. Un faire valoir pour la 64 bits de Nintendo qui contrairement à la PlayStation 1 pouvait recevoir 4 manettes. Après avoir failli acheter Rare, Activision capitalise aujourd'hui sur les souvenirs des cernes de milliers de joueurs. Logique vu sa position dominante (et méritée) sur le terrain des jeux de tir à la première personne, la démarche de l'éditeur des Call Of Duty: Modern Warfare est également opportune. La fibre nostalgique des ex-ados devenus aujourd'hui adultes est titillée. Conscient de cet héritage, Nintendo même sort un joypad doré. Un hommage rare. Goldeneye 007 sur Wii s'ouvre pourtant par une hérésie. Point de Pierce Brosman dans le rôle titre. Le joueur incarne Daniel Craig. Les gros poissons et seconds couteaux du film original sont également remplacés, probablement pour une question de droits d'auteur. Nécessitant par définition des visuels qui claquent, le gameplay FPS a bien du mal à s'accommoder des capacités graphiques âgées de la Wii. Le travail réalisé par les développeurs d'Eurocom reste toutefois impeccable compte tenu des moyens du bord. Du barrage d'Arkhangelsk à la jungle tropicale de Porto Rico, les lieux d'action renvoient avec bonheur à la Nintendo 64. Mais le level design original sonne désormais comme un Modern Warfare, à grand renforts de scripts et de scènes d'actions hollywoodiennes pétaradantes. Plus longs que sur Nintendo 64, les niveaux se parsèment heureusement de checkpoints évitant les restarts pénibles en tout début de partie comme précédemment. Offrant 2 types d'approches offensives, Goldeneye 007 brille plus dans ses attaques finaudes que frontales. On visse donc un silencieux à son P99 pour éviter de déclencher l'alarme. Les caméras de surveillance à détruire comptent d'ailleurs parmi les clins d'£il old school tandis que l'on peut désormais discrètement avancer accroupi pour sauter à la gorge de certains adversaires dans le dos en secouant verticalement le nunchuk de la Wii. A ce sujet, même si le pointeur de la wiimote semble plus convivial que la manette pour viser les soldats, des problèmes de recentrage du viseur se font sentir lorsque l'on dégaine après un 100 mètres haies. Bien vu par contre la possibilité de se pencher à gauche ou à droite en faisant pivoter le nunchuck. Moins porté sur les gagdets et les headshots qu'il y a 13 ans, Goldeneye 007 perpétue son héritage avec talent. A 4 joueurs en écran splitté, on se fritte sourire aux lèvres au fil d'une dizaine de niveaux et de nombreux modes de jeu. A ce jour, une des meilleures adaptations de film (et à fortiori d'un James Bond) en jeu vidéo et sans conteste le FPS le plus marquant de l'année sur Wii. MICHI-HIRO TAMAÏ