Lorsque le chanteur George Michael a tiré sa révérence le 25 décembre 2016, il s'apprêtait à mettre la touche finale à un documentaire autobiographique. Peu avant le premier anniversaire de sa mort, Arte en diffuse la version aboutie, particulièrement riche et émouvante....

Lorsque le chanteur George Michael a tiré sa révérence le 25 décembre 2016, il s'apprêtait à mettre la touche finale à un documentaire autobiographique. Peu avant le premier anniversaire de sa mort, Arte en diffuse la version aboutie, particulièrement riche et émouvante. Sesconfessions le montrent accablé par le désamour de soi, la solitude et l'insatisfaction maladive. Sa voix qui synthétise la northern soul et la pop eighties turquoise a pourtant magnétisé les foules dès sa première apparition télé avec Wham!,en 1982, jusqu'à son explosion solo avec Careless Whisper (1984) et surtout Faith (1987). Sentant qu'il se prostitue au nom d'un personnage hétéro et sûr de lui qu'il n'est pas, secoué de pulsions autodestructrices, il sèche les promotions de ses disques et disparait progressivement des écrans. Résultat: le clip de Freedom 90, peuplé de mannequins, le propulse au firmament de la célébrité. "Le Mona Lisa" de sa carrière, dit le producteur Mark Ronson, qui témoigne ici avec Ricky Gervais, Naomi Campbell, Liam Gallagher, Stevie Wonder, Elton John, Jean-Paul Gaultier... George Michael raconte enfin son coming out douloureux, son grand amour, Anselmo, mort du sida quelques années après Freddie Mercury et, à rebours de ses clips, se montre tel qu'en lui-même. Poignant de bout en bout.