Oubliées les galipettes égyptiennes d'Assassin's Creed: Origins. Exit les combats spatiaux de Star Wars: Battlefront II. Au placard le gore d'Evil Within II. Malgré d'indéniables qualités, les grosses productions d'Ubisoft, Electronic Arts et autres Bethesda ne resteront pas dans les annales de cette GamesCom 2017. Les jeux les plus magnétiques de la monstrueuse messe du jeu vidéo tournaient cette année le dos à toute 3D tapageuse et dispendieuse. Occupant 200 000 m2 dans le nord de Cologne, le salon -qui a presque doublé sa superficie en cinq ans- se gorgeait ainsi d'un nombre inhabituel de projets 2D solides et léch...

Oubliées les galipettes égyptiennes d'Assassin's Creed: Origins. Exit les combats spatiaux de Star Wars: Battlefront II. Au placard le gore d'Evil Within II. Malgré d'indéniables qualités, les grosses productions d'Ubisoft, Electronic Arts et autres Bethesda ne resteront pas dans les annales de cette GamesCom 2017. Les jeux les plus magnétiques de la monstrueuse messe du jeu vidéo tournaient cette année le dos à toute 3D tapageuse et dispendieuse. Occupant 200 000 m2 dans le nord de Cologne, le salon -qui a presque doublé sa superficie en cinq ans- se gorgeait ainsi d'un nombre inhabituel de projets 2D solides et léchés. Une sorte de retour aux sources. Less is more ?Cette approche lo-fi est d'autant plus admirable qu'elle file loin du jeu vidéo amateur pour se nicher auprès d'éditeurs reconnus. Devolver, le label derrière Broforce et Hotline surfait ainsi sur la nostalgie des Goonies pour présenter Crossing Souls. Le jeu d'action aventure en vue aérienne se glisse dans les baskets d'un groupe de kids confrontés à des événements surnaturels. Pourchassé par le gouvernement et lâché par des parents incrédules, le gamer jongle entre des héros aux compétences complémentaires. Chaussures volantes, tir à distance, batte de base-ball ... le titre espagnol de Fourattic happera à coup sûr les fans du Stranger Things de Netflix au printemps prochain. Devolver plongeait également dans les années 80 en dévoilant le très cyberpunk Ruiner, shooter dont les visuels ciselés flottent près de Blade Runner. Mais le cinéma d'animation classique inspirait également une poignée de titres sur le showfloor teuton. Couvé par Square Enix Collective, Forgotton Anne s'inspire ainsi du crayon deSatoshi Kon (Paprika, Perfect Blue) pour tendre un jeu de plate forme/réflexion vu de profil. Le projet fantastique verse dans l'animisme et efface les frontières entre gameplay et cinématique, à la manière d'Another World et FlashBack. Du solide en perspective, donc... Forgotton Anne ne se dressait toutefois pas comme le seul jeu de plate forme 2D de la GamesCom. Yoku's Island Express sur Nintendo Switch filait ainsi dans la peau d'un bousier poussant une boule blanche à travers des niveaux hybrides. Le tout pour proposer par moment des niveaux sous forme de flipper végétal entre sommets enneigés et plages paradisiaques. Sonic es-tu là? Visuellement aussi léché que l'imminent CupHead, My Memory of Us flirte de son côté entre un Tim Burton et un antique Disney pour suivre l'insouciance de deux kids plongés dans une évocation du Ghetto de Varsovie. Le titre polonais de Juggler Games oscille entre énigmes, aventure et infiltration pour un gameplay qui va de Soldats Inconnus à L'Odyssée d'Abe. Last but not least, 11 bits Studio brandissait de son côté Frostpun, un city builder questionnant l'humanité du gamer. Les créateurs de This War of Mine éditent également le très attachant Children of Morta. Plaçant la famille au centre des préoccupations de son gameplay, cet action-RPG lové dans un univers scandinave brosse une 2D pixélisée proche d'une toile impressionniste. Attention, peinture fraîche! MICHI-HIRO TAMAÏ