Un titre en quatre mots. Frappant. Terrifiant. Prometteur de frissons et d'étrangeté. Les Yeux sans visage. Ce film de 1960 occupe sa juste place au panthéon du cinéma d'épouvante, et sert de bannière aux admirateurs trop peu nombreux d'un cinéaste encore aujourd'hui tristement sous-estimé: Georges Franju. Il faudrait revoir son fascinant Judex marqué d'expressionnisme, son adaptation de Thérèse Desqueyroux, l'héroïque Thomas l'imposteur, le mystérieux Nuits rouges et son premier long métrage réalisé en 1958: La Tête contre les murs, captivante adaptation du roman d'Hervé Bazin sur un jeune homme victime de l'enfermement...