On a presque envie de parler de pandémie, tant la photographie est présente partout où l'on pose le regard. L'engouement est planétaire, il touche tout le monde. Preuve de cela, côté vouzémoi, les cours censés livrer les arcanes de cette pratique se multiplient. En France, "Je veux être photographe!", site leader en la matière, fait le plein de 700 inscrits par mois. La raison? Les responsables du site évoquent les réseaux sociaux et leur terrible pouvoir de contamination visuelle. Cette pui...

On a presque envie de parler de pandémie, tant la photographie est présente partout où l'on pose le regard. L'engouement est planétaire, il touche tout le monde. Preuve de cela, côté vouzémoi, les cours censés livrer les arcanes de cette pratique se multiplient. En France, "Je veux être photographe!", site leader en la matière, fait le plein de 700 inscrits par mois. La raison? Les responsables du site évoquent les réseaux sociaux et leur terrible pouvoir de contamination visuelle. Cette puissance, chacun veut pouvoir l'approcher, que ce soit avec un réflexe ou... un simple portable. Conscient de cela, "Je veux être photographe!" propose même des cours d'iphotographie qui permettent en deux heures de jouer avec les cadrages ou d'apprivoiser la lumière. Ce succès de l'image se mesure aussi par l'incursion de la photographie au sein de l'art contemporain. La cote des photographes n'en finit pas de grimper. A tel point que des formules alternatives voient le jour. Ainsi de YellowKorner, imaginé par Alexandre de Metz et Paul-Antoine Briat. Ces nouveaux espaces qui essaiment de par le monde -quelque 50 boutiques jusqu'ici- sont nés d'une frustration: celle qu'éprouvaient les deux fondateurs devant les prix toujours plus élevés des photographies qu'ils rêvaient de s'offrir. Leur solution? Un concept de tirages photographiques de qualité vendus à des prix démocratiques qui se tient à égale distance du vulgaire poster et de la galerie inabordable. Le tout pour des prix allant grosso modo de 59 à 400 euros. Dans la foulée de cet engouement, Bruxelles s'attend d'ici peu à l'inauguration d'un nouveau musée de la photographie, non loin du Wiels, initié par Astrid Ullens (1), dont la collection recèle de véritables perles de la photographie américaine de l'après-guerre jusqu'à aujourd'hui. C'est dans ce contexte effervescent que Fotofever, une foire dont la première édition s'est tenue à Paris, débarque à Bruxelles de façon révélatrice. La Belgique étant un eldorado du collectionneur, l'événement entend bien appâter le chaland avec 5000 m² d'exposition, un programme de rencontres-discussions, l'attribution d'un prix (fotoprize), la mise à l'honneur d'une collection privée (For Galila's eyes only) ainsi que 60 galeries et éditeurs venus de l'Europe entière. TOUR & TAXIS, 86C, AVENUE DU PORT, À 1000 BRUXELLES. WWW.FOTOFEVERARTFAIR.COM DU 4/10 AU 7/10. (1) UN NOUVEAU MUSÉE DE LA PHOTOGRAPHIE, GUY DUPLAT, LA LIBRE BELGIQUE DU 20/04/12. MICHEL VERLINDEN