"L'Oiseleur"

"C'est un album qui est comme un parchemin dans une fable, avec la boussole et la rose des sables. On y croise donc un volcan, un rivage, un jardin avec un arbre et un oiseau pour dessiner le "fameux" voyage...

"C'est un album qui est comme un parchemin dans une fable, avec la boussole et la rose des sables. On y croise donc un volcan, un rivage, un jardin avec un arbre et un oiseau pour dessiner le "fameux" voyage intérieur." Celui en particulier des déceptions sentimentales, d'Arthur et des autres: souris puisque c'est grave, comme dit Chamfort. Ce deuxième disque explore davantage les bouffées de psychédélisme, d'une vitalité initiatique ( Grâce, Souvenir), pétries de claviers prog-rock ( Tes yeux verts), sans complètement abandonner les codes d'époque (le rap de L'Ivresse). Mais le lyrisme vocal totalement assumé, comme les textes empreints de fantasmes poétiques continus, donnent à Feu! Chatterton une singulière parenté: celle de Michel Polnareff, celui des grandiloquences audacieuses des sixties, période Le Bal des Laze. C'est dire aussi que le producteur Samy Osta, déjà actif sur le premier album, s'est ici particulièrement distingué.