On a le souvenir d'être un jour monté enfantdans l'un de ces manèges de foire qui consistait en un parcours soi-disant effrayant à bord d'une sorte de petit wagonnet. Le tracé en question était émaillé d'apparitions peu convaincantes. Quelle ne fut pas notre désillusion au moment de débarquer: si la balade s'était avérée plaisante, l'émotion promise -la peur- n'avait surgi à aucun moment. Cet épisode navrant nous est revenu en mémoire après la découverte de la dernière proposition d'Olafur Eliasson (1967) à la Tate. Même électro- encéphalogramme plat au bout du compte. Fâcheux pour un artiste -n'est-il pas plutôt entrepreneur?- ayant plac...