Depuis le succès de Homeland, adaptation américaine de la série Hatufim, les regards se sont doucement tournés vers les productions originaires d'Israël, terre fertile en intrigues de sécurité intérieure et de géopolitique. Parmi elles, False Flag ( Kfulim), pourtant récompensée au Festival...

Depuis le succès de Homeland, adaptation américaine de la série Hatufim, les regards se sont doucement tournés vers les productions originaires d'Israël, terre fertile en intrigues de sécurité intérieure et de géopolitique. Parmi elles, False Flag ( Kfulim), pourtant récompensée au Festival Séries Mania en 2016, a pris son temps pour arriver sur nos écrans. Ses huit épisodes nous plongent dans l'univers de l'espionnage israélien avec, en contrepoints, l'impact des tensions et des multiples rebondissements sur la vie personnelle et la psyché des protagonistes. Ben, un scientifique père de famille, Asia, une institutrice, Natalie, future mariée, Emma l'expat et Sean le back-packer n'ont rien en commun et aucune prédisposition à être dans le viseur du puissant Shin Bet, la sécurité intérieure. Pourtant, les télés révèlent qu'ils sont suspectés d'avoir enlevé le ministre de la Défense iranien en mission à Moscou. Machination ou double jeu? Opération déguisée? Avec une réalisation toute en tension maitrisée, la série questionne, au départ d'un fait réel (l'assassinat de Mahmoud al-Mabhouh, dirigeant du Hamas, en 2010), les faux semblants, l'urgence et les nécessités d'une société aux abois, examine les enjeux intimes et les stratégies de survie de ses membres, supris par un réel plus retors qu'il n'y paraît.