Si c'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est apparemment en aiguisant son oeil qu'on devient l'un des plus grands cinéastes du XXe siècle. Avant de semer ses pépites sur le sentier de la gloire cinématographique, le maître Kubrick fut d'abord Stanley, jeune photojournaliste new-yorkais écumant dans la seconde moitié des années 40 toutes les couches sociales de sa ville natale pour le compte de Look, magazine d'actualité à gros tirage s'attachant à montrer le monde sous toutes ses facettes, les plus clinquantes comme les plus ordinaires, à la différence de son grand rival Life, aux ambitions journalistiques plus "nobles".
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