Il en va parfois pour les séries comme pour les albums de pop: la seconde livraison, au regard d'un premier opus au succès tonitruant, fait un peu pâle figure, voire un flop. C'est ce qu'on appelle le "s ophomore slump". Ce fut le cas, dans un certain sens, de la ...

Il en va parfois pour les séries comme pour les albums de pop: la seconde livraison, au regard d'un premier opus au succès tonitruant, fait un peu pâle figure, voire un flop. C'est ce qu'on appelle le "s ophomore slump". Ce fut le cas, dans un certain sens, de la deuxième saison de Sex Education, qui faisait un peu dans la redite. Pas de honte à avoir: Six Feet Under a connu également les longueurs un peu ternes d'un deuxième volet dont on attendait trop, avant de rebondir magistralement pour le troisième. Gageons que la série créée par Laurie Nunn, qui redémarre le 17 septembre sur Netflix, suivra le même chemin et aura de quoi nous surprendre et nous enjouer comme à ses débuts. Et il y a de quoi espérer, de nouvelles têtes étant attendues aux côté d'Otis, de sa maman Jean, d'Eric et de Maeve. La série HBO Succession a, elle, connu une progression constante depuis sa première saison, en 2018. Les guerres fratricides et les parricides fantasmés qui gangrènent la famille Roy, à la tête d'un puissant conglomérat médiatique mené depuis sa pseudo- retraite par le castrateur papa Logan (Brian Cox) ferait passer Le Roi Lear pour un petit Festen d'opérette . La longévité et la toxicité d'un système capitalistique et familial y apparaîtront au grand jour, avec l'efficacité d'un coup de poing dans le ventre.