Le Pentagone veut confier le droit de vie ou de mort à des intelligences artificielles. Géré par le département de la Défense, son projet Maven entend ainsi permettre à des drones autonomes d'appuyer sur la gâchette. Avant d'y a...

Le Pentagone veut confier le droit de vie ou de mort à des intelligences artificielles. Géré par le département de la Défense, son projet Maven entend ainsi permettre à des drones autonomes d'appuyer sur la gâchette. Avant d'y arriver, quelques mises au point sont toutefois nécessaires. Spécialiste en IA (les robots taxis de Waymo), Google a aidé sur ce terrain l'an dernier. En juin dernier, une pétition de 3 000 employés maison opposés à cette collaboration poussait toutefois le GAFA à mettre un terme à ce contrat. Le site The Intercept vient toutefois de lever le voile sur les coulisses du travail de Google pour Maven. Via la plateforme web Figure Eight, ce dernier aurait ainsi embauché plusieurs centaines de micro-travailleurs freelance qui ne connaissaient ni l'identité de leur employeur, ni ses sombres desseins. Payés un dollar de l'heure, ces auto-entrepreneurs esclaves identifiaient des objets -dont des mosaïques de captcha- pour enseigner à l'IA la différence entre un arbuste et un enfant (notamment). "Don't Be Evil"? Le célèbre slogan officieux de Google a entre-temps été retiré de sa charte.