La saison des festivals est lancée! Elle sera longue, chaude, agitée, excitante, déprimante, dépaysante, décevante, perturbante, angoissante, pleine de rebondissements, de suspense, d'amour, de larmes et de sueur, voire plus si affinités. Mais surtout elle s'annonce prometteuse. À l'image de ses deux premiers événements-phares.
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La saison des festivals est lancée! Elle sera longue, chaude, agitée, excitante, déprimante, dépaysante, décevante, perturbante, angoissante, pleine de rebondissements, de suspense, d'amour, de larmes et de sueur, voire plus si affinités. Mais surtout elle s'annonce prometteuse. À l'image de ses deux premiers événements-phares. Le Paradise City, d'abord, qui a lieu ce week-end. Lancé en 2015, ce festival électronique s'est directement posé en alternative aux grands-messes EDM. L'idée? Proposer un événement misant sur la qualité (plus que la quantité), s'appuyant notamment sur les acteurs de la nuit (les soirées Love, le Silo, Roots of Minimal...) pour développer une affiche aventureuse, sans être trop pointue -exemple cette année avec entre autres Âme, John Talabot, Omar-S, Agoria... Ajoutez à cela la carte écolo (le festival s'engage à réduire drastiquement son empreinte carbone), et surtout un lieu d'exception: le château de Ribaucourt, entouré de douves, écrin classieux et bucolique, situé à quelques minutes à peine de Bruxelles, pas loin de l'aéroport national. Un must. Couleur Café. Faut-il encore rappeler les enjeux? Classique du calendrier des festivals, incontournable de l'été bruxellois, Couleur Café avait refermé les portes de son édition 2016 avec une solide gueule de bois. Pas loin du bouillon financier (l'ambiance post-attentats et un Euro de foot pour miner l'affluence), et obligé de quitter le site historique de Tour & Taxis. Pas question cependant d'en rester là. La meilleure défense étant l'attaque, Couleur Café en a profité pour rebondir. Il se pose pour la première fois au pied de l'Atomium, prenant possession du parc d'Osseghem. Sur trois scènes, il proposera également l'une de ses affiches les plus fortes et réjouissantes de ces dernières années, se recentrant sur ses fondamentaux world, tout en maintenant la fibre urbaine qui lui a permis de continuer à attirer les nouvelles générations. Sont ainsi attendus aussi bien les Roots, équipage hip-hop US qui a l'habitude de tutoyer les hauteurs, que la diva Oumou Sangaré (lire page 12) ou l'escapade malienne du Français M. Chaudement conseillé. Paradise City: Du 23 au 25/06, à Perk (Steenokkerzeel). www.paradisecity.be Couleur Café: Du 30/06 au 02/07, à Bruxelles. www.couleurcafe.be L.H.