Il a dû perdre quelques kilos dans l'histoire. Moustache à la Lemmy, Nicolas Karakatsanis n'est pourtant pas bien gras. Seulement voilà: tenir la caméra lors d'un tournage à Kinshasa n'est jamais de tout repos. "Physiquement, c'est assez dur, avec la chaleur et la poussière." Après lui avoir confié les images du clip de Congo, Baloji a refait appel à lui pour Karibu et ...

Il a dû perdre quelques kilos dans l'histoire. Moustache à la Lemmy, Nicolas Karakatsanis n'est pourtant pas bien gras. Seulement voilà: tenir la caméra lors d'un tournage à Kinshasa n'est jamais de tout repos. "Physiquement, c'est assez dur, avec la chaleur et la poussière." Après lui avoir confié les images du clip de Congo, Baloji a refait appel à lui pour Karibu et Indépendance Cha Cha. Question de confiance. Au départ, Nicolas Karakatsanis (1977) se voit en fait réalisateur. A la sortie du secondaire, il s'inscrit à Sint-Lukas à Bruxelles. "J'ai suvi les cours pendant 2 ans. Un jour, les profs m'ont expliqué que j'avais du talent, mais ils ne voyaient pas trop comment le canaliser." Il se taille alors à Berlin pendant une année, où il commence à bosser dans la post-production avant de toucher de plus en plus à la photographie. "De fil en aiguille, je me suis complètement investi là-dedans."Avec un bagage technique limité. "Je ne connaissais rien à la lumière, à la mise en place d'un plateau... J'ai dû apprendre sur le tas. Mais c'est quelque chose que je veux garder. Privilégier les guts plutôt qu'une technique parfaite." Illustration ici avec les photos qu'il a ramenées de Kinshasa. Sur son bras, un tatouage: Don't sleep. "Ah oui... Disons que j'aime bien être conscient de ce que je fais. C'est un truc simple quand tu es jeune, ça fait un peu "moi contre le reste du monde". Mais cela peut être utile quand tu vieillis, quand tu pourrais être tenté de te reposer sur tes lauriers et ne plus être ouvert à de nouvelles choses. Cela étant dit, je suis le premier à m'endormir n'importe où... " A voir son agenda des prochains mois, ce n'est en tout cas pas demain que Nicolas Karakatsanis va somnoler. "Sur un an, disons que je travaille à 70 % pour la pub. Cela remplit mon portefeuille et me permet de participer à des projets sur le côté." Il a ainsi financé le premier album de ses potes de Hickey Underworld, aujourd'hui signés chez Naïve. Il s'apprête aujourd'hui à franchir une autre étape: en septembre, il sortira le premier album de Drums Are For Parades sur son propre label, Skeleton Ears. Ce n'est pas tout: dès le 6 mai, il exposera à la galerie Alice, rue Dansaert, à Bruxelles. Don't sleep, en effet... www.skeletonyouth.com L.H.