Regard ardent sur bouche lippue, corps sec pour jeu électrique: longtemps, Elodie Bouchez a semblé taillée pour les emplois d'écorchée vive. Un profil qui lui a valu, prolongement d'une série de rôles incandescents, une reconnaissance précoce: César du Meilleur espoir féminin pour Les Roseaux sauvages, d'André Téchiné, en 2005; prix d'interprétation à Cannes en compagnie de Natacha Régnier trois ans plus tard pour La Vie rêvée des anges, d'Erick Zonca, qu'allait suivre encore une composition brûlante devant la caméra d'Abdellatif Kechiche dans La Faute à Voltaire. Le tout, expédié à pas même 30 ans.
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