Initiative bienvenue, le nouveau festival Aflam proposera, du 11 au 15 janvier prochains, à Bruxelles, un large panorama des cinémas arabes. Si la manifestation s'ouvrira par la projection du film marocain La cinquième corde de Salma Bargach (le 11/01 au cinéma Vendôme), et débordera ensuite de la seule sphère cinématographique (1), Bozar s'attachera, pour sa part, plus particulièrement au cinéma égyptien, objet d'un focus passion...

Initiative bienvenue, le nouveau festival Aflam proposera, du 11 au 15 janvier prochains, à Bruxelles, un large panorama des cinémas arabes. Si la manifestation s'ouvrira par la projection du film marocain La cinquième corde de Salma Bargach (le 11/01 au cinéma Vendôme), et débordera ensuite de la seule sphère cinématographique (1), Bozar s'attachera, pour sa part, plus particulièrement au cinéma égyptien, objet d'un focus passionnant un an après la révolution du 25 janvier (2). Trois jours durant, du 13 au 15, ce sont différents regards récents sur la réalité égyptienne que sera invité à découvrir le public, à travers une série d'£uvres de fiction ou documentaires, pour la plupart inédites. Parmi celles-là, 18 Days est sans doute celle qui offre la perspective la plus aiguisée sur les événements de janvier, envisagés à travers 10 courts métrages aux tonalités variées (avec notamment des pointes d'humour absurde n'étant pas sans évoquer celui d'un Elia Suleiman). D'autres films s'intéressent plus spécifiquement au quotidien égyptien. Ainsi de Hawi, récit polyphonique de Ibrahim El Batout qui fait converger à Alexandrie les destins incertains de plusieurs protagonistes. Un film tourné caméra au poing, avec des acteurs non professionnels, et dont la modernité offre un contraste étonnant avec les conventions narratives pesant sur Cairo Exit de Hesham Issawi, l'histoire contrariée d'un jeune couple mixte du Caire rêvant d'un ailleurs italien, alternative au marasme comme au poids des préjugés. Côté documentaires, At Night, They Dance de Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault plonge au c£ur d'une famille où l'on est danseuse de mère en fille, avec les aléas que cela suppose, là où The Three Disappearances of Soad Hosni de Rania Stephan, compose un superbe portrait à facettes de la légendaire actrice égyptienne au départ d'extraits de ses films. Prolongement judicieux de ce programme, où figurent encore El Shooq de Khaled El Hagar, et oe Revolution de Omar Shargawi et Karim El Hakim, plusieurs réalisateurs participeront, le dimanche, à une table ronde questionnant l'incidence des événements politiques récents sur le cinéma. (1) PROGRAMME COMPLET: WWW.AFLAMDUSUD.BE(2) EGYPT ON FILM, BOZAR, DU 13 AU 15/01. JEAN-FRANÇOIS PLUIJGERS