Il y a un peu plus de deux ans de cela, Eamonn Doyle (Irlande, 1969) était un parfait inconnu pour beaucoup d'entre nous. Logique mais un peu ingrat, l'homme n'était pas du genre inactif, lui qui officiait au sein de son propre label de musique D1 Recordi...

Il y a un peu plus de deux ans de cela, Eamonn Doyle (Irlande, 1969) était un parfait inconnu pour beaucoup d'entre nous. Logique mais un peu ingrat, l'homme n'était pas du genre inactif, lui qui officiait au sein de son propre label de musique D1 Recordings. Parallèlement à ses activités de producteur et de DJ, Doyle se passionnait pour la photographie, publiant à compte d'auteur trois ouvrages remarquables consacrés à sa ville natale, Dublin: i (2014), ON (2015) et End (2016). Puis le verdict qui a tout changé est tombé, Martin Parr, que l'on ne présente plus, a parlé à propos de l'un des opus autoédités de " the best street photobook in a decade". Il n'en a pas fallu beaucoup plus pour que la machine médiatique s'emballe. Point d'orgue de cette consécration, l'Irlandais fut la révélation de l'édition 2017 des Rencontres de la photographie d'Arles. Vous êtes passé à côté de tout ce barnum? Pas de panique, le rattrapage est possible. Avec beaucoup d'à-propos, les éditions Textuel font paraître cette Dublin Trilogie qui concentre une foule de portraits inoubliables tirés pour la plupart " à bout portant" comme le revendique ce chasseur d'images qui n'a pas son pareil pour restituer la formidable énergie du corps.