Le focus sur l'Afrique du Sud du festival liégeois Pays de Danses n'est pas encore terminé que la danse contemporaine du continent noir se retrouve mise à l'honneur aux Halles de Schaerbeek. Particularités de l'événement bruxellois: il se décline en deux temps, en février et en mars, et se conjug...

Le focus sur l'Afrique du Sud du festival liégeois Pays de Danses n'est pas encore terminé que la danse contemporaine du continent noir se retrouve mise à l'honneur aux Halles de Schaerbeek. Particularités de l'événement bruxellois: il se décline en deux temps, en février et en mars, et se conjugue au féminin en se partageant entre grands noms et nouvelles pousses. Tichèlbè, présenté au dernier Festival d'Avignon, est une chorégraphie sur les rapports de force dans un couple que Kettly Noël, artiste haïtienne résidant à Bamako que l'on a aussi pu voir en étrange sorcière dans le film multi-récompensé Timbuktu, a transmise à la Tunisienne Oumaïma Manaï. Cette dernière, notamment passée par Bruxelles le temps d'une formation chez P.A.R.T.S., se retrouve ailleurs dans le programme en tant qu'interprète et chorégraphe du solo Nitt 100 limites, appartenant à un triptyque sur " la lutte de la femme arabe pour un statut de citoyenne à part entière". Autre solo, Métamorphose, de et par la Malgache Judith Olivia Manantenasoa, passe de la sérénité à la folie en évoquant la vie quotidienne de sa créatrice. Last but not least, Germaine Acogny, ex-directrice de Mudra Afrique, fondatrice de l'École des Sables au Sénégal, sans qui la danse africaine ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui, donnera la version du Sacre du Printemps de Stravinsky que lui a confiée Olivier Dubois. On en reparle bientôt...