L'impact culturel de Death Stranding marquera le jeu vidéo ces dix prochaines années. En scellant avec un talent inouï vision d'auteur et gameplay barge, le nouveau jeu d'Hideo Kojima (Metal Gear Solid) se hisse au niveau d'un Ico ou d'un Journey. Brossant une humanité au bord de l'extinction, son open world aux paysages dingues et aux envahisseurs impalpables embrasse une SF fantastique flippante, sobre et chargée de sens. L'ombre de réalisateurs et de scénaristes comme Jonathan Glazer, Eric Heisserer ou Christopher Nolan plane sur cette odyssée castant notamment Guillermo del Torro et Norman Reedus (l'interprète de Daryl dans The Walking Dead). Livreurs indépendants cinglés, réseaux sociaux sous forme de menottes aux poignets, terrorisme décentralisé... Kojima explore en outre une version outrancière de notre société. Son rapport vénéneux à la mort, à la paternité et à la naissance se traduit également par un foetus vivant enfermé dans un bocal et plaqué sur le ventre du héros. Dérangeant, ce "B.B." brille au centre de cette énorme édition collector du jeu. Porte-clés, bande originale et réplique d'une des nombreuses valisettes du jeu se monnaient à un tarif outrancier mais à la hauteur de son futur statut de jeu culte.

Prix: environ 200 euros.