C'est l'une de ces oeuvres qui vous attrape par le collet pour ne plus vous lâcher. On la doit à Pierre Larauza, plasticien français né en 1976. La pièce est limpide, directe, frontale. Elle est articulée en deux mouvements. Le premier, le plus évident, donne à voir une sculpture en plâtre. Suspendues au plafond, deux armes de poing dessinent un ballet aérien. L'une est blanche, l'autre est noire, suivant une partition du monde bien connue. L'installation en question s'apparente à une sorte de "slowmotion" qui reconstitue une fatale trajectoire balistique. Accroché plus haut, indice d'une dominance, le revolver clair a fait feu. Sa cible? Le noir... forcément, dont la disposition dit déjà la chute. L'aut...