En 1974, James Grady publie le roman d'espionnage Les Six Jours du Condor. Un an plus tard, Sydney Pollack l'adapte au cinéma sous le titre Les Trois Jours du Condor, avec Robert Redford en Joe Turner, analyste de la CIA men...

En 1974, James Grady publie le roman d'espionnage Les Six Jours du Condor. Un an plus tard, Sydney Pollack l'adapte au cinéma sous le titre Les Trois Jours du Condor, avec Robert Redford en Joe Turner, analyste de la CIA menacé par un réseau parallèle qu'il a lui-même mis à jour. Ici, c'est toute une saison (au minimum) qu'il faudra au Turner 2.0 (Max Irons) pour échapper à ses poursuivants et dénoncer un complot qui n'a plus pour toile de fond la guerre froide, mais la lutte contre le terrorisme. Les collusions entre renseignements et intérêts industriels sont le produit de notre époque high-tech et parano. Turner est un millennial idéaliste, inventeur d'un algorithme capable d'évaluer les cibles potentielles des terroristes. Quand il met à jour un faux-vrai attentat perpétré pour servir les intérêts géopolitiques et financiers de son pays, son service est liquidé et il doit choisir: sauver sa peau ou révéler le complot retors. Sur ce prédicat un peu usé, Condor reste un thriller plutôt bien mené.