Que serait devenue aujourd'hui la fameuse Factory d'Andy Warhol? La réponse est dans le spectacle "fou" (7h!) du Polonais Krystian Lupa, qui a rassemblé une vingtaine d'acteurs dans un trip Factory II. On parle d'une "géniale manipulation" avec un Warhol, recyclé à son tour, qui déboule au Kunstenfestivaldesarts 2011. Autre expérience, plus "choc", avec le Japonais Daisuke Miura et son Yume no shiro/Le Château des rêve...

Que serait devenue aujourd'hui la fameuse Factory d'Andy Warhol? La réponse est dans le spectacle "fou" (7h!) du Polonais Krystian Lupa, qui a rassemblé une vingtaine d'acteurs dans un trip Factory II. On parle d'une "géniale manipulation" avec un Warhol, recyclé à son tour, qui déboule au Kunstenfestivaldesarts 2011. Autre expérience, plus "choc", avec le Japonais Daisuke Miura et son Yume no shiro/Le Château des rêves: dans une succession de scènes hyperréalistes, 8 jeunes adultes "regardent la télévision, jouent aux jeux vidéo, avalent des nouilles instantanées et, surtout, copulent, encore et encore, avec les premiers corps disponibles". Conseillé pour les +18 ans, le spectacle est une réflexion "crue" sur une génération aux besoins primaires, coincée dans l'assouvissement immédiat. Welcome au Kunstenfestivaldesarts et à son goût du risque qui, chaque année en mai, présente une flopée de spectacles pointus, choisis sur la scène internationale. Avec le plaisir de VO surtitrées, l'édition 2011 réunit une trentaine d'£uvres, retrouvailles et découvertes. Le Japonais Toshiki Okada, au théâtre fascinant, revient avec 2 pièces. D'excellents acteurs conversent et se déplacent par des gestes quotidiens mais étrangement chorégraphiques. Maître de la critique feutrée de la société nippone, Okada nous emmène cette fois-ci dans le malaise des couples de la quarantaine, coincé dans un moule. Avec Neutral Hero, le New-Yorkais Richard Maxwell annonce un opéra "country" sur l'Amérique profonde et sa violence en milieu ordinaire. Autre conflit: C'est du chinois d'Edit Kaldor, une performance de réalité-fiction où des Chinois voulant partager leur vie et leur langue avec nous finissent par régler leurs comptes. L'Allemand René Pollesch parodie le théâtre interactif dans Ich schau dir in die Auge. Du côté des Belges, le Flamand Jan Decorte dégraisse l'opéra Indian Queen de Purcell. La Liégeoise Dominique Roodthooft crée Smatch2, un laboratoire philosophico-ludique sur la pensée positive, ici dans une buanderie où l'on risque de croiser un âne! Au rayon des inconnus en Europe, le Kunsten invite le jeune collectif mexicain Lagartijas tiradas al sol et son théâtre visuel. Avec quelques soldats de plomb, ils font débouler leurs guérilleros et questionnent la rébellion à notre époque dans El rumor del incendio... Le Kunstenfestivaldesarts, nourri à l'audace, a encore varié les propos et les univers esthétiques. l DU 6 AU 28/05 À BRUXELLES. WWW.KFDA.BE NURTEN AKA