"La première série de Noël francophone." Il y avait de quoi avoir peur. D'autant qu'aux vues du teaser, l'affaire semblait s'approcher d'une sorte de Lupin de Noël, avec les plans attendus sur la tour Eiffel, ou le travelling dans les Galeries Lafayette... Mais cette histoire d'amour il est vrai moyen...

"La première série de Noël francophone." Il y avait de quoi avoir peur. D'autant qu'aux vues du teaser, l'affaire semblait s'approcher d'une sorte de Lupin de Noël, avec les plans attendus sur la tour Eiffel, ou le travelling dans les Galeries Lafayette... Mais cette histoire d'amour il est vrai moyennement crédible -il est rappeur, en procès pour ses paroles offensantes et misogynes, elle est journaliste pour un site féministe- est prétexte à une comédie paradoxalement réjouissante. Tayc, plus ou moins dans son propre rôle en rappeur star nommé Marcus, ne pimpe peut-être pas sa street credibility, mais fait le beau gosse comme on le lui demande. Ce sont surtout les femmes qui dynamitent Christmas Flow, avec un casting particulièrement judicieux: Shirine Boutella et son irrésistible sourire (déjà à son aise dans Lupin), et ses deux comparses des Simones, leur bande de potes féministes, la revêche Jeanne (la chanteuse Aloïse Sauvage), et la plus enjouée Alice (Marion Seclin). Plus que l'incursion pas toujours subtile sur le terrain du féminisme, on retient ce Paris des banlieues et de cette fameuse diversité mis au premier plan. Les barres de HLM et les MJC ont rarement paru aussi joyeuses. C'est Noël, alors tout se terminera certainement bien; mais la fable est moderne et rafraîchissante -et, ce n'est pas rien, chiffonnera les Zemmouriens.