Alors qu'à la fin du mois se termine la rétrospective que consacre la Fondation Folon au travail d'Antonio Seguí, artiste argentin installé à Paris depuis près de 55 ans, le Salon d'Art prend le relais en expos...

Alors qu'à la fin du mois se termine la rétrospective que consacre la Fondation Folon au travail d'Antonio Seguí, artiste argentin installé à Paris depuis près de 55 ans, le Salon d'Art prend le relais en exposant les travaux les plus récents du maître. L'occasion est belle pour se replonger dans l'univers foisonnant et extrêmement cohérent de Seguí, qui n'a pas son pareil pour dénoncer avec humour un monde qui court à sa perte avec la lucidité d'une poule sans tête. Sans tête peut-être mais coiffée d'un chapeau, on a sa petite dignité... On aime ses compositions dans lesquelles le mouvement, suggéré de façon caricaturale à la manière d'une bande dessinée, confère la dose de grotesque nécessaire aux robots sociaux que nous sommes devenus. Qu'il s'agisse de fusains, de pastels, de collages, d'encres ou de peintures, peu importe la manière, ce qui est certain c'est que l'on se délecte de se voir ainsi croqués en ce miroir.