La belle proposition d'intervenir au sein de Focus Vif a pris la forme d'une discussion, de commentaires ou de réactions autour de sujets choisis par la rédaction. Elle s'est aussi faite de suggestions plus personnelles autour d'objets culturels qui m'accompagnent parfois depuis toujours, parfois depuis quelques jours. Il y a les piliers sur lesquels on peut compter, les oeuvres qui nous ont structuré.e.s. Et puis les découvertes récentes qui, elles, nous fragilisent, nous troublent, nous font expérimenter des émotions nouvelles. C'est une joie particulière de découvrir une chanson qui donne à nouveau envie de danser. C'est une attente qui n'est jamais vaine, parce qu'on sait que ça arrivera à nouveau. On attend d'être frappé de ce sentiment qui est un mélange entre la surprise et l'évidence. On associe l'idée de se reconnaître dans une oeuvre avec l'idée de s'y projeter. C'est sans doute une façon de dire que nos enthousiasmes nous font avancer.

C'est peut-être cette tension -celle invisible qui existe entre les choses que l'on a aimées et celles qu'il nous reste à aimer- qui pourrait définir nos curiosités. C'est aussi la vocation d'un magazine culturel comme Focus Vif: prendre le risque de commenter et raconter le présent en l'aimant.