À rebours des films de gangsters classiques, Capone de Josh Trank s'emploie à déconstruire le mythe pour se consacrer exclusivement aux derniers mois de l'ennemi public n...

À rebours des films de gangsters classiques, Capone de Josh Trank s'emploie à déconstruire le mythe pour se consacrer exclusivement aux derniers mois de l'ennemi public n°1, libéré de prison avec pour seules perspectives la déchéance et la mort dans sa propriété floridienne, des suites de la syphilis. On est bien loin de Scarface, mais la vision de Trank, si elle se veut originale, s'avère plus encore plombée. Et le film de se traîner jusqu'à sa fin annoncée en une suite d'épisodes piteux entrelardés de visions cauchemardesques que Tom Hardy habite de grimaces et autres borborygmes sous le regard compatissant de Matt Dillon et Kyle MacLachlan, dont on ne sait trop comment ils ont été s'égarer dans ce marigot.